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Rideau Hall

jan
06
2010

Le miel d'Harar - Traduction

par Paule Noyart

Lilly est élevée au Maroc par un soufi. Elle est anglaise. Elle a dix-sept ans lorsqu’elle part en pèlerinage dans la ville sainte d’Harar, en Éthiopie. Elle y est accueillie par des femmes, s’intègre dans leur vie … Surviennent alors les événements qui vont ravager le pays après la déposition de l’Empereur. C’est une période très sombre de l’histoire éthiopienne. Des centaines de milliers de personnes fuient ce qu’on appelle la Terreur rouge. Lilly, elle, se retrouve à Londres, où, à son tour, elle accueille des femmes, des familles. Le miel d’Harrar est une histoire lumineuse, dans laquelle la chaleur humaine permet à des femmes, des hommes, des enfants, de survivre. 

Ce que j’aimerais rappeler ce soir, c’est qu’un roman écrit et un roman traduit sont deux œuvres à part entière. Différentes, certes, puisque l’auteur du roman original peut donner libre cours à son imagination et que le traducteur doit se l’interdire – c’est d’ailleurs la raison pour laquelle la traduction, surtout littéraire, tient parfois du défi, car le traducteur doit, tout en s’effaçant dans le respect de l’œuvre, trouver les mots pour la re-créer. Je parle ici aux noms de mes collègues traducteurs et traductrices, à qui je rends hommage – en particulier, ce soir, aux finalistes de ce prix.

Merci au Conseil des Arts, à son Excellence, aux membres du jury ; à Camilla Gibb, l’auteur du Miel d’Harrar, sans qui je ne serais pas ici ce soir ; à Pierre Fillion, mon éditeur, à Sophie Cardinal… Et je ne voudrais surtout pas oublier les organisatrices de ces réjouissances, qui font de ces journées des moments dont on garde très longtemps la nostalgie.

 

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